Mamou Moubarak Dribi
Communiqué important. Nous tenons a vous informer que le professeur Mamoun Moubarak Dribi auteur et chercheur en psychanalyse Travaille au sein d’un bureau d’études qui regroupe des psychologues et des enseignants, nos prestations de services concernent uniquement les enfants pour les besoins du coaching scolaire et intellectuel Ainsi que la réorientation des jeunes au niveaux des études ou de leurs carrières professionnelles. Nous ne sommes pas un cabinet médical et nous ne prenons pas en charge le soin des adultes et des personnes souffrantes de pathologies ou de troubles psychiques. Merci de votre compréhension.
                                                                  Mamoun Moubarak Dribi

La structure hystérique

La mère prise dans cette béatitude ne sait plus dire non, ne sait plus mettre de limites... l'inconscient des deux protagonistes se met alors en branle, et l'un et l'autre ne peuvent plus se passer de cet état affectif si difficile à dépasser. Dans un processus sain, nous allons progressivement extraire l'enfant et là maman de la relation fusionnelle. Cela va se dérouler sur plus de deux ans pour s'achever en délicatesse et non sans fermeté vers 3-4 ans. Cela nécessite que le père soit présent, aimant à son tour, haut en couleurs (si possible) et relativement effacé. Il doit opérer par voie direct et par triangulation par rapport à son enfant. La triangulation fonctionne comme un effet de miroirs qui permet de visualiser une image qui se trouve hors champ de perception : le mari doit nourrir son épouse en désir, pour qu'elle même puisse nourrir sa progéniture en bon sentiments. C'est cela qui permet l'inscription du nom du père auprès de l'enfant. C'est cela qui rend possible le sevrage double de la mère et de l'enfant de la relation fusionnelle. C'est cela l'effet ascendant de l'amour du père. Hélas, ce n'est pas toujours ainsi. Mais bien souvent, c'est dans la rudesse et la brusquerie que l'enfant est arraché de la relation fusionnelle. Carencé et n'étant pas encore rassasié (on ne l'est en fait jamais, mais il en faut une certaine proportion) la structure émotionnelle et affective de l'enfant s’effondre et entraîne avec elle celle de la maman. Étant lié, ils deviennent de fait solidaire, et là où il devait y avoir inscription du nom père dans un acte d'amour. Il y a maintenant invasion du nom du père. Qui apparaît comme un déstabilisateur et un intrus, , renforçant sans le vouloir les effets néfastes de la relation fusionnelle. Car l'enfant qui y demeure risque de ne jamais développer ni sa personnalité ni sa capacité à s'affirmer et à exister par lui même. L'enfant comme sa mère rejette inconsciemment ce père, qui n'a de solution que dans la violence ou le retrait. Or ces deux choix sont néfastes pour la stabilité émotionnelle et affective de la famille. Une fois mise en branle, la structure psychique de l'enfant se trouve focalisé vers tout ce qui est sentiment. Et son intelligence corporelle, spatiale et logique en souffre terriblement. C'est alors l'émergence de la structure hystérique dans ses manifestations pénibles et harassantes qu'on lui connaît. Ceci peut, peut être expliquer cela ? Pourquoi il y a tant de difficultés  relationnelles, d'adaptation et d'apprentissages chez bon nombre d'enfants plus tard ? Vous l'aurez certainement remarqué, je suis extrêmement prudent, quant au fait de pointer du doigt qui que ce soit ? N'est ce pas ? Ni le père, ni la mère ne sont directement responsables. Ce sont les structures psychiques et le manque de savoir couplé au refus et/ou à l'incapacité à travailler sur soi qui rendent les choses si compliquées. Vous, vous attendez certainement à ce que je vous livre la solution. Croyez moi, elle n'existe pas ? Je ne parle pas de l'hystérie, non elle se traite et on la dépasse aisément (pour ceux et celles ayant de la souplesse, de l'intelligence, du courage et qui peuvent renouveler leurs savoirs). Quand je dis que la solution n'existe pas, j'entends que nulle ne peut échapper à développer une ou plusieurs structures psychiques. Quoi que les parents fassent, quoi  qu'ils sachent cela se fera toujours à leurs insu. On ne peut agir qu'après coup, remédier c'est accepter de faire avec le ratage et l’imperfection. Sans pour autant renoncer à sa bonne volonté d'accomplir et d'atteindre le meilleur.

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