Mamou Moubarak Dribi
Communiqué important. Nous tenons a vous informer que le professeur Mamoun Moubarak Dribi auteur et chercheur en psychanalyse Travaille au sein d’un bureau d’études qui regroupe des psychologues et des enseignants, nos prestations de services concernent uniquement les enfants pour les besoins du coaching scolaire et intellectuel Ainsi que la réorientation des jeunes au niveaux des études ou de leurs carrières professionnelles. Nous ne sommes pas un cabinet médical et nous ne prenons pas en charge le soin des adultes et des personnes souffrantes de pathologies ou de troubles psychiques. Merci de votre compréhension.
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Souffrir de procrastination

L'initiation pour moi est un acte de transmission qui se fait dans une grande dimension d'humilité et d'amour. Nous la voyons encore dans notre bel et riche artisanat marocain, où le mâalem le maître de l'ouvrage initie depuis sa tendre enfance, un garçon à l'art de tailler et de sculpter le bois. A doser la force sur le maillet en bois, à bien orienter le ciseau... le jeune apprenti vit et mange dans l'atelier, son maître est aussi un second père pour lui. Ensuite il va l'accompagner pour faire les achats nécessaires où il apprendra à choisir les bons matériaux, il le verra aussi négocier et faire un devis à un client. Il vivra avec lui ses peines et ses joies, ses réussites et ses échecs, jusqu'au jour où il aura la charge de conduire par lui même toutes les étapes d'une petite commande. Le jeune apprenti se sent apeuré mais rassuré en même temps, ce qui l'angoisse c'est que s'il rate son premier ouvrage, cela va occasionné alors une perte d'argent pour l'atelier. Mais ce qui le rassure c'est la présence bienveillante de son maître-d'art, il sait que sous sa conduite, tout va réussir. Nourrit de tant d'assurance, la main se fait plus sûr et les gestes parfaits... C'est à alors la naissance d'un jeune maâlem qui vient de se faire. Qu'est ce qui distingue alors l'apprenti de l'initié ? C'est le désir, les deux sont d'abords des apprentis, ils exécutent toutes les besognes, surtout les plus ingrates : comme balayer, laver le linge sale, faire la cuisine etc. Mais n'avons nous pas cela dans les hôpitaux, mais autrement bien sûr quand de jeunes médecins viennent accomplir leurs stages ? C'est tout aussi valable dans les grands restaurants de part le monde, où l'apprenti est mis à rude épreuve ? Pour ma part, je trouve que les labeurs sont un lot inévitable pour ceux et celles qui ont l'envie de réussir. Je fais en effet une  distinction entre celui qui travaille pour gagner sa vie (ce qui est une chose louable et respectable) et la réussite par le travail. Le sens commun à la réussite par le travail, c'est de devenir riche !! le sens que je lui voit pour ma part est tout autre : « Réussir c'est parvenir dans le temps à devenir une référence dans la maîtrise soit d'une compétence, soit d'un savoir soit des deux réunis... ».  Je disais donc, que ce qui faisait la différence entre l'apprenti et l'initié était leur niveau de désir. L'un va préserver son désir à devenir une référence, sans activer ni morbidité ni masochisme. Il ne sera pas dans la défiance de dépasser qui que ce soit, il est lui même. Incarnant une continuité et chargé en même temps de grandes nouveautés. Maintenant allons faire le lien, avec le sujet qui nous concerne ? La procrastination est en fait un symptôme d'un état engendré par un vécu. Où la transmission ou l'apprentissage du savoir et des compétences ne ce sont pas faits dans la sérénité mais dans le harcèlement et le dénigrement. Ou tout ce qui a était accompli a souvent était ridiculisé ou déprécié. Le sujet se trouve déstabilisé émotionnellement, plongé dans un doute complet vis à vis de son potentiel. Pour prouver à l'autre, à tout ses autres qu'il est capable de réussir quelque chose, il s'enflamme de tout son être. Il se fait rage et violence psychique, ce n'est plus le désir qui l'anime mais la colère... Bien souvent, la réussite est au rendez vous. La scolarité achevé, de grands diplômes en poches pour clouer le bec à ceux et à celles qui ont douté. Le blason de l'ego redoré, le torse gonflé à bloc... mais voilà que l'usure sournoise a fait son effet !! On n'est plus capable d'avoir la bonne et infaillible mémoire d’antan. On a de plus en plus de mal à patienter, tout doit être fait vite et bien... Et surtout, le sujet n'arrive plus à coordonner ses tâches dans le temps, ni à les honorer comme il se doit. C'est alors la panique, et la course à nouveau pour retrouver la dynamique d'avant. Forcer encore et toujours une structure déjà fragilisé par mille et une secousse, c'est l’effondrement assuré. Pour ma part,  nul n'est à l'impossible tenu (proverbe français) je n'ai de cesse de rappeler qu'il faut s'épargner à soi même d'abord et autres aussi, des contraintes et des défis au delà de son potentiel naturel. Je recommande toujours, qu'il y a de la force en nous, mais qui doit être nourri en désir et en bonne hygiène de vie. Mais reste l’élément redoutable : « s'accepter humble et manquant... » amer élixir si nécessaire pour retrouver la quiétude et la paix. Retrouver le sens juste et véritable de sa vie, savoir la remettre en cause quand il le faut sans en briser les fondations. Vivre à des rythmes humains, nous obligent à faire des concessions, à renoncer à beaucoup de choses et revoir un certain nombre de valeurs : comme l'argent, la réussite et le vrai sens du bonheur. 

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