Mamou Moubarak Dribi
Communiqué important. Nous tenons a vous informer que le professeur Mamoun Moubarak Dribi auteur et chercheur en psychanalyse Travaille au sein d’un bureau d’études qui regroupe des psychologues et des enseignants, nos prestations de services concernent uniquement les enfants pour les besoins du coaching scolaire et intellectuel Ainsi que la réorientation des jeunes au niveaux des études ou de leurs carrières professionnelles. Nous ne sommes pas un cabinet médical et nous ne prenons pas en charge le soin des adultes et des personnes souffrantes de pathologies ou de troubles psychiques. Merci de votre compréhension.
                                                                  Mamoun Moubarak Dribi

Hyperactivité ou manque de concentration - (la suite 4 – dernière partie )

Le point de vue du psychanalyste

  1. Comment se manifeste l'hyperactivité ?
  2. De quoi est-il question dans l'hyperactivité pathologique ?
  3. Comment la traiter ?

Nous avons vu dans les précédents articles certains aspects de l'hyperactivité, j'ai repris pour rappel les points mis dans le premier article pour situer à nouveau l'axe de ce travail. Ainsi dans cette dernière partie, nous allons voir comment traiter l'hyperactivité pathologique. Je tiens à souligner deux éléments d'une importance capitale :

  • aucun changement ni guérison ne peut être obtenue sans l'implication, la remise en cause et le changement de la structure des parents.
  • Le manque de concentration est un effet en miroir représentant la seconde face de l'hyperactivité pathologique

Un schémas pour comprendre l'hyperactivité pathologique :

Nous connaissons tous les chauffes eau à gaz, chaque appareil est doté d'un bouton d'allumage, et d'un dispositif qui brule le gaz. Au début quand vous allumez votre appareil, il y a juste une petite flamme ce n'est que lorsque vous actionnez les robinets que toutes les flammes de votre appareil entrent en combustion : leurs intensité et fonction du débit de l'eau circulant dans la tuyauterie de votre chauffe eau. Si votre appareil est bien réglé alors vous aurez de l'eau bien tiède, si non vous aurez soit une eau trop brulante occasionnant du même coup une grande consommation en gaz et en eau, soit une eau relativement froide ce qui ne vous permettra pas de vous laver convenablement. Chez l'enfant atteint d'hyperactivité pathologique l'énergie produite n'est pas consommé entièrement; cet excès d'énergie s'accumulant déstabilise l'enfant et notamment les garçons. Pour se libérer de cet excédent d'énergie l'enfant s'agite frénétiquement, le moindre de ses actes est exécuté de manière intense. C'est comme si le brûleur à gaz en s'allumant rencontre une fuite de combustible au lieu de produire une petite flamme c'est un brasier qu'il génère.

En fait chez l'enfant il y a une production d'énergie en continu, son corps grandit vite, et son psychique aussi. Vous remarquerez chez la plupart des enfants le fait de bouger vite, de parler vite et de manger peu. Il est intéressant ici de souligner que s'ils n'aiment pas manger c'est dût aussi entre autres que la digestion ralentit leurs organismes, et du fait de leurs attraits à bouger constamment ils n'aiment pas être ralenti y compris par un bon repas!! qu'ils remplacent dans la plus part des cas par des bonbons et des barres de chocolats...

L'enfant cherche constamment à brûler l'énergie que son corps et son esprit produisent, si les activités physiques lui permettent de dépenser l'énergie du corps, l'enfant n'arrive pas tout seul à produire par son esprit d'autant qu'ici l'esprit est parasité par l'énergie psychique.

Et c'est à ce niveau là que nous devons aider l'enfant, il attend de nous, ses parents de lui apprendre comment faire. La majorité des études psychologiques confirment que les garçons sont en majorité affecté par l'hyperactivité pathologique, les filles elles développent le plus souvent son vis à vis : le manque de concentration. Du fait de la fluidité du lien entre la fille et sa maman, la mère réussit à capter l'excès de l'énergie de la fille. Mais avec le garçon les choses deviennent plus complexes à partir de 3 ans 1/2, car il cherche à s'identifier avec ceux du même sexe que lui, or sa mère exerce sur lui un attrait de plus en plus fort et les mécanismes d'identification sexuelles contre exercent une force d'opposition contraire. Pris dans ce tourbillon le garçon mal accompagné développe la pathologie de l'hyperactivité.

L'excès du jeu et de la vivacité montrent bien souvent une manifestation normale et saine de l'énergie chez l'enfant, cette énergie va créer beaucoup d'activités chez lui : jeu au ballon, course à pied, bagarres et empoignades etc. jusqu'ici les parents ne constatent rien d'anormale. La petite scolarité se passe bien, l'enfant va à la petite section sans problème, tout se passe de même en moyenne section, c'est vers la grande section que les difficultés commencent.

La grande section prépare en fait à l'école primaire, et déjà ici l'enfant est confronté à des cours structurés et variés. Il est entrain de découvrir la mise en place d'un emploi du temps : Ceci le met en face de la contrainte et de l'acceptation de la soumission c'est cet élément probant qui va nous signaler l'existence de la pathologie.

Si la petite fille joue le jeu facilement, le garçon lui a beaucoup de mal. Mais pas n'importe lesquels, les garçons ayant vécu une relation fusionnelle avec leurs mamans d'une part et n'ayant pas encore vécu l'amour du père d'autre part. Si la maman ne fait pas exprès de vivre une relation fusionnelle avec son enfant et que cela se fait à son insu : au niveau de l'inconscient. Le père par contre, sait très bien qu'il fait défaut aux attentes de son fils, qui rappelons le sont simples :

  • Prendre un bain et se toucher le corps, le jeune garçon aime le contact physique avec le papa
  • écouter votre fils parler et discuter avec lui à son niveau
  • regarder le jouer et lui faire sentir votre admiration
  • Et surtout aimer sa mère, et lui faire toutes les belles déclarations d'amours devant lui.

Le jeune garçon a besoin de vivre la captation avec son père ou son substitut de cette carence se nourrit l'hyperactivité pathologique.

Si l'enfant hyperactif souffre d'un excès d'énergie et n'arrive pas à tout consommer, il faut l'aider. Et là il a besoin d'un semblable, quelqu'un du même sexe : son père. L'énergie masculine a besoin de friction. C'est du corps à corps, c'est un jeu de combat positif où l'enfant se mesure à l'autre et prend en même temps possession de lui. L'autre ici c'est son père.

Or combien de pères ne sont là que pour manger et dormir, parfois regarder la télé ou faire les courses. Et quand ils sont là c'est pour parler de longues heures au téléphone ou taper sur le clavier du PC portable...

Il faut nuancer ce n'est pas une question de quantité, mais de lien. Votre fils n'a pas besoin que vous passiez beaucoup de temps avec lui, mais que vous pensiez tout le temps à lui. Que vous le gardez présent à votre esprit comme une pensée vitale pour vous : car en fait c'est lui qui représente la continuité de votre vie. Pensez y chers papas car c'est de ça dont il s'agit quand vous voyez votre garçon souffrir d'hyperactivité pathologique.

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