Mamou Moubarak Dribi
Communiqué important. Nous tenons a vous informer que le professeur Mamoun Moubarak Dribi auteur et chercheur en psychanalyse Travaille au sein d’un bureau d’études qui regroupe des psychologues et des enseignants, nos prestations de services concernent uniquement les enfants pour les besoins du coaching scolaire et intellectuel Ainsi que la réorientation des jeunes au niveaux des études ou de leurs carrières professionnelles. Nous ne sommes pas un cabinet médical et nous ne prenons pas en charge le soin des adultes et des personnes souffrantes de pathologies ou de troubles psychiques. Merci de votre compréhension.
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Trouble bipolaire ou psychose maniacodépressive

Une lecture psychanalytique de la maladie

Le sage passe son temps à vous faire croire qu'il est fou, et le fou passe son temps à vous faire croire qu'il est sage. William Shakespeare

Au Maroc on estime entre 600.000 à 900.000 le nombre de personnes souffrantes de cette maladie; pour ma part je crois qu'il y en a bien plus malheureusement, et les personnes qui en souffrent ignorent la plus part des cas qu'elles sont atteintes de la maladie. Devant la souffrance et l'incompréhension de plusieurs familles et conjoints j'ai décidé d'écrire cet article pour les aider à mieux comprendre.

Mamoun Moubarak Dribi
Psychanalyste

 

Dans cet article je mets en lumière une partie de la structure psychique qui sous tend la maladie bipolaire. Mais auparavant voyons comment se manifeste-t-elle :

« Le trouble bipolaire affecte l'humeur (je renvoi celles et ceux qui veulent connaître en détail cette maladie à l'excellent article de l'encyclopédie Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_bipolaire ce qui a pour conséquence directe de rendre la vie en société et en couple très pénible. Vous allez observer des changement d'humeurs brusque et extrême allant de la joie, l'euphorie et l'excitation (le pôle manie) vers la dépression, le doute et le malaise (pôle dépressif) quand ce n'est pas de l'agressivité et de la haine... ».

Le profil des personnes portant la maladie est bien souvent intellectuel, artiste, créateur, journaliste : dotées d'une grande sensibilité et d'une grande intelligence ce qui n'est pas pour faciliter le diagnostic car lors de l'entretien vous les verrez jouer le jeu de la cordialité et de la sympathie usant d'un discours raffiné et bien structuré.

Le seul moyen pour briser le miroir derrière lequel elles se cachent c'est de prendre le temps pour bien les connaître, de les côtoyer dans leurs vie de chaque jour, car c'est dans la durée et les frictions de la vie au quotidien que vous arriverez à les mettre en face de leur pathologie.

Le déni

Dans la majorité des cas le malade bipolaire a réussit ses études et jouit d'une bonne situation sociale, il a une manière de dissoudre son malaise en remplissant son emploi du temps de manière quasi frénétique : « Je ne dois surtout jamais me retrouver seul, face à moi même. » Tel pourrait être l'énoncé psychique du bipolaire, pourquoi?

Du fait que la solitude renvoi au silence, du fait que le silence renvoi soit à la méditation soit au délire le bipolaire craint la solitude comme la peste...

Le bipolaire dispose constamment d'arguments en béton armé pour justifier son malaise et sa réaction n'est jamais proportionnel à l'événement déclencheur de son malaise, c'est toujours vers le pire qu'il va agir. Son discours est constamment empreint de déni : « je sais ce que j'ai, c'est à cause de ça... c'est à cause d'un tel que je suis comme ça... ».

Vous voyez maintenant que c'est une maladie très pénible à vivre surtout pour l'entourage. Car c'est toujours la faute à l'autre chez le bipolaire.

La structure psychique du bipolaire

Dés la naissance le bébé découvre sa famille, il est rassuré par sa mère, tout le monde le couvre de soin et d'attention mais malgré tout cela, le bébé a peur, il angoisse dés qu'on le laisse seul, il crie et ne s'arrête que quand quelqu'un de sa famille le prend dans ses bras. Mais ceci étant l'assurance que prodigue l'adulte au bébé n'est que superficiel, elle n'atteint pas les entrailles psychique du bébé pour faire évacuer son angoisse!!

Ainsi dés qu'il est remis seul le bébé fera encore une crise, et encore une fois un adulte va rappliquer pour le rassurer jusqu'à ce que le bébé devienne un enfant. Qu'en est il de son angoisse primaire? A t elle disparu? Ah que non, elle est toujours là elle est tout simplement évacué par le jeu avec les autres, par la fusion dans le groupe, par le foisonnement des choses de la vie.

Les parents y sont aussi pour beaucoup, leurs sur protection, leur angoisse incessante vis à vis des difficultés de leurs enfants font que s'installe entre eux et leurs progénitures une dépendance quasi fusionnelle. Rendant difficile l'accès à l'autonomie : « Pourquoi souffrir à obtenir quelque chose quand on peut me l'apporter... ».

L'acceptation de la contrainte

Le bipolaire s'il souffre de troubles de l'humeur c'est du fait qu'il a grandi dans une ambiance de permissivité : « J'obtiens ce que je veux ». La maman dans la plus part des cas cède par amour à ses enfants, le père est souvent absent et quand il est présent c'est pour jouir de ses enfants, de leurs présences, de leurs jeux et de leurs rires. Comme si les enfants avaient pour fonction : faire jouir les parents?

Tandis qu'en silence le psychique se répand à l'intérieur, grossit à vue d'œil...

Le bipolaire est un rebelle, il est farouche, il a un mal fou à se soumettre à une discipline, un ordre surtout établit par autrui.

Arrivé à l'âge adulte, il est déjà trop tard car c'est l'âge de l'acceptation de la contrainte et de la soumission. Et c'est là où le bas blesse chez le bipolaire, car se soumettre signifie être privé, frustré; cela signifie aussi demander à l'autre et attendre qu'il veuille bien accéder à notre demande... Or le bipolaire est habitué à obtenir ce qu'il veut immédiatement, il ne tolère pas d'attendre.

Car sa bonne humeur est en fait un cadeau que vous devez mériter, ce n'est pas un savoir vivre raffiné. Vous voyez l'inversion là. L'être dit normal se force, fait un effort pour offrir un sourire, une bonne humeur à l'autre; le bipolaire lui vous gratifie de sa mauvaise humeur, et vous devez l'accepter sans réagir, si non il s'enfonce vers le pire et vous déteste.

Mais n'allons pas croire que le bipolaire fait exprès, tout ça se fait en lui sans qu'il se sache : c'est inconscient. La structure psychique s'effondre constamment en lui, il essaie de la surélever très haut (épisode manie) mais il la retrouve rapidement par terre (épisode dépressif).

Pour l'aider à s'en sortir, il est important de l'amener à dissocier ce qu'il en est de la vie avec l'autre (les autres) et ce qu'il en est de sa vie intérieur. Il faut ensuite rétablir la perception et la conceptualisation de sa place, et surtout la manière de la faire vivre et jouer dans le désir et l'amour.

Mais le plus difficile reste la haine : le bipolaire dés que vous le contraignez en vous opposant à lui, vous rejette et vous méprise. Et là seul encore un psychanalyste ou un psychothérapeute au fait de la dimension psychique peut endosser ce rôle, ingrat pour amener la haine jusqu'à son terme.

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